5S2                                                   REGISTRES
"Et (pie dc là viendroict aussi ung autre advan­tage et accroissement au corps general de la mar­chandise, lequel ayant ouverture d'une bonne banque ct bourse commune à sa porte, feroit des voyages eslongnez ct des achaptz qui apporteraient des proullilz inestimables en la république, par là pré­parez au soulagement des neccessilez et affaires du royaulme.
tt Et quant à l'execution desd, blancques et bourse commune, qu'elle estoit prompte, facille, neccessaire et grandement utille à la Ville, ct assez prouvée par noz circonvoisins qui par la vertu de telle intelli­gence et seercttes pratiques en ont enrichi les meil­leures et plus oppulentes citez de l'Europpe, mais qu'il estoit expédient aussi quc Mess" de la Ville em­brassassent ung tel bien oculaire et eulx mesmes esta-blissent cn leur Ville lad. blanque et bourse commune, et non des particuliers qui ja l'avoient pourpensée et la voulloient pratiquer et executer es maisons pri­vées, du moings qu'ilz interrumpent et acommodas-sent lesd, inventeurs dc leur nom, credit et faveur, estans asseurez d'ailleurs que lad. Ville n'en pourroit sentir aucune perte ne incommodité, n
Sur quoy, après ^plusieurs questions et inconve­niens respectivement proposées tant sur l'establis­sement de lad. blancque, bourse commune, fourni-
DU BUREAU                                               [1567]
ture de ceste grosse masse de quatre millions dc livres que execution d'icelle, mond. sr de Villeroy pria mond. srle conte de se retirer pour recevoir les voix et advis d'ung chascun en la liberté ordinaire et acoustumée de lad. Ville, ce qui fut faict.
Et sur la creance dud. sr le conte, que dessus, a esté deliberé et conclud que remonstrances tres humbles seront faictes au Roy dc ce que la Ville n'a jamais acoustumé se charger, respondre el in­tervenir ou acommoder, non pour aultres person­nes, que pour le seul service de Sa Majesté et en ses urgens affaires, et leur sembloit veritablement telles inventions et pratiques ne povoir riens ap­porter d'accroissement et utilité à lad. Ville, ains prejudicier grandement au credit du Roy et foy publique de icelle, et n'ayans jamais les Roys de France favorisé et admis telz sinistres et pures usu­raires moyens, que il pleust encores au Roy de en voulloir descharger lad. Ville et ne permectre au­cunement en son royaulme telz pretenduz advân-tages, utilitez et accroissemens et subordinement, où il plairait à Sa Majesté que la Ville exécutas! telz advis et desseins, qu'il fauldroit préalable­ment recourir à une Assemblée generalle des estatz de lad. Ville, suyvant les arrestez des registres d'i­celle.
1567.
DCCLXXIII. Lettres du Roy i4 janvier 1567. (--
De par le Roy.
"A tous les Quarteniers de ceste nostre ville de Paris, salut. Pour autant que nous avons esté ad­vertis que cs roolles qui ont esté nagueres par nous faictz pour requerir les aisez de lad. Ville de nous prester quelque somme de deniers, que nous leur Jerons rendre et restituer dedans six movs, aucuns des habitans d'icelle Ville qui ont commodité de nous ayder en cest affaire ont esté oubliez, à ceste cause nous vous mandons, ordonnons et enjoignons tres expressement, et à chascun de vous en droict soy, que vous ayez à nommer et mectre par roolles, que
aux xvi Quarteniers de la Ville.
i784, fol. 384 r°.)
nous envoyrez de chascun de vosd. quartiers, ceulx desd, habitans de ceste ville de Paris aysez qui nous pourront faire prest de quelque somme jusques aud. temps de six moys, lesquelz n'ont esté comprins aux autres roolles, pour iceulx roolles par nous veuz, en faire et ordonner ainsi que verrons estre raison­nable, car tel est nostre.plaisir. Donné à Paris, le xiiii0 jour de Janvier mil cinq cens soixante et sept."
Signé : CHARLES. Et au dessoubz : Burgensis.
Mandesiens aux xvi Quarteniers. Suyvant lesquelles lectres, Mess" les Prevost des